Alix Goetz 

Alix Goetz 

Alix est titulaire d’un Bachelor de l’Université de Genève, d’un Master en droit de l'Université de Zurich ainsi que d’un Master of Laws en droit commercial (LL.M.) délivré par l’Université de King’s College London. En parallèle de ses études elle poursuit un diplôme en droit de l’art (Diploma in Art Law) à l’Institut of Art & Law. Alix s’intéresse tout particulièrement au droit des contrats appliqué au marché de l’art, aux infractions pénales liées aux objets d’art ainsi qu’aux questions de restitution des biens culturels. Alix a co-fondé l’association en 2026.

Ma vision de l’art

Une exposition qui t’a marquée ? L’exposition Rothko de 2023 à la Fondation LVMH (première grande rétrospective de l’artiste en France) qui retraçait avec une remarquable justesse l’évolution de son œuvre, depuis ses débuts figuratifs jusqu’à son abstraction la plus épurée, réduite à de simples lignes et champs de couleur. Organisée en collaboration avec Christopher Rothko, fils de l’artiste, et fidèle aux volontés de l’artiste en matière de présentation, cette exposition se distinguait par son authenticité saisissante.

Un débat artistique qui t’intéresse ? Les débats portant sur la définition même de l’art, “qu’est-ce qui fait une œuvre d’art ?”, ainsi que ceux portant sur la frontière si ténue qui sépare une œuvre d’un objet manufacturé, débat amorcé notamment avec une œuvre de Brancusi dans un fameux arrêt C. Brancusi contre Etats-Unis. Ces débats soulèvent également la question de la compréhension de certaines œuvres réalisées par des artistes en avance sur leur temps parfois tombés dans l’oubli avant d’être redécouverts. Cela fut par exemple le cas du peintre Georges de La Tour, redécouvert au XXᵉ siècle et récemment mis à l’honneur lors d’une exposition au Musée Jacquemart-André. Ils interrogent ainsi ce qui fait la valeur et la reconnaissance d’une œuvre d’art.

Dernières publications

  • ‘Sleepers’ and ‘fakes’ at auction: when misattribution brings auction houses’ liability to the fore

    Translated from the French original. I. Introduction Sold in 2005 for the modest sum of USD 1,175, the painting known as Salvator Mundi was then considered a late copy. Its fortunes changed when art historian Martin Kemp authenticated it as a work by Leonardo da Vinci. This attribution led to a new appraisal of the piece, now included in the master’s body of work, and triggered a spectacular surge in its value. On the basis of this authentication, the painting was sold in 2013 for USD 127,500,000, and reached its…
  • « Sleepers » et « faux » aux enchères : quand l’erreur d’attribution réveille la responsabilité des maisons de ventes

    I. Introduction  Adjugé en 2005 pour la modeste somme de USD 1’175, le tableau dit Salvator Mundi était considéré comme une copie tardive. Sa destinée bascule lorsque l’historien de l’art Martin Kemp l’authentifie comme étant une œuvre de Léonard de Vinci. Cette attribution entraîne une nouvelle appréciation de l’œuvre qui se trouve intégrée au corpus des tableaux du maître ce qui a pour effet de provoquer une envolée spectaculaire de sa valeur. Sur la base de cette attribution, le tableau est vendu en 2013 pour USD 127’500’000 puis atteint son…