Solène est titulaire d’un Bachelor en histoire de l’art de l’Université de St Andrews et d’un Master en politique culturelle de la London School of Economics. Elle poursuit maintenant un Bachelor en droit avec l’objectif d’orienter sa pratique vers le droit de l’art et des biens culturels. Elle s’intéresse particulièrement au fonctionnement institutionnel du monde de l’art d’un point de vue à la fois sociologique et juridique ainsi qu’aux enjeux contemporains des collections d’art historiques. Les questions en rapport avec la restitution du patrimoine culturel et les problématiques éthiques liées au mécénat et aux grandes collections sont des sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur.
Une œuvre qui t’a bousculée ? L’installation "Untitled” (Perfect Lovers) de Felix Gonzalez-Torres (1991). Composée de deux horloges identiques qui se désynchronisent peu à peu au fil du temps, l’oeuvre est un hommage au compagnon de l’artiste, Ross Laycock, décédé lors de l’épidémie de SIDA aux Etats-Unis. Cette installation parait si simple au premier abord mais parvient pourtant à représenter la tragédie d’une relation interrompue par la maladie avec une force extraordinaire.
Une œuvre qui te fait réfléchir encore aujourd’hui ? Les “Tirs” de Niki de Saint Phalle sont toujours extrêmement actuels. Le processus qui a entouré leur création touche des thèmes qui restent pertinents à notre époque : l’hégémonie du patriarcat, le carcan des mœurs sociales et l’omniprésence de la violence. La dimension performative des “Tirs” et la plasticité des matériaux les distinguent des œuvres murales plus traditionnelles, et je reviens souvent aux films des séances de tirs, si différents de ce qu’on attend de la création artistique.
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