Titulaire du brevet d’avocat, Alec est passionné par les civilisations antiques et par l’histoire de l’art des Temps modernes. Curieux de la convergence des mondes juridique et artistique, Alec a également poursuivi un cursus en histoire de l’art à l’Université de Genève, articulation qu’il a ensuite approfondie dans le cadre de son LL.M. in Art Law à la LUISS Guido Carli School of Law à Rome. Spécialisé dans la lutte anti-blanchiment d’argent et sensible aux dimensions historiques et politiques des questions de provenance, Alec rédige avec une plume nourrie par sa formation bidisciplinaire. Alec a co-fondé l’association en 2026.
Quel est le livre qui vous a le plus marqué ? Le plus récent s'intitule "111 segreti delle chiese di Roma che devi proprio scoprire", de Fabrizio Ardito. À mon arrivée à Rome, j’ai parcouru ces 111 églises en l’espace de quelques semaines, découvrant, au fil des quartiers, un patrimoine d’une densité exceptionnelle, représentatif de près de deux millénaires de stratification historique. Et je me surprends encore – presque chaque jour – à en découvrir une "112e".
Quelle est l’exposition qui vous a le plus marqué ? La présentation permanente de la collection Bührle au Kunsthaus Zürich, et en particulier le choix curatorial de maintenir visibles les espaces vides et les cartels indiquant l’emplacement des œuvres restituées. Cette mise en scène confronte directement deux impératifs souvent présentés comme antagonistes – la préservation de l’intégrité muséale versus l’exigence éthique de restitution – et invite le public à appréhender la complexité juridique, historique et morale des acquisitions problématiques.