Alec Pouponnot  

Alec Pouponnot  

Titulaire du brevet d’avocat, Alec est passionné par les civilisations antiques et par l’histoire de l’art des Temps modernes. Curieux de la convergence des mondes juridique et artistique, Alec a également poursuivi un cursus en histoire de l’art à l’Université de Genève, articulation qu’il a ensuite approfondie dans le cadre de son LL.M. in Art Law à la LUISS Guido Carli School of Law à Rome. Spécialisé dans la lutte anti-blanchiment d’argent et sensible aux dimensions historiques et politiques des questions de provenance, Alec rédige avec une plume nourrie par sa formation bidisciplinaire. Alec a co-fondé l’association en 2026.

Ma vision de l’art

Quel est le livre qui vous a le plus marqué ? Le plus récent s'intitule "111 segreti delle chiese di Roma che devi proprio scoprire", de Fabrizio Ardito. À mon arrivée à Rome, j’ai parcouru ces 111 églises en l’espace de quelques semaines, découvrant, au fil des quartiers, un patrimoine d’une densité exceptionnelle, représentatif de près de deux millénaires de stratification historique. Et je me surprends encore – presque chaque jour – à en découvrir une "112e".

Quelle est l’exposition qui vous a le plus marqué ? La présentation permanente de la collection Bührle au Kunsthaus Zürich, et en particulier le choix curatorial de maintenir visibles les espaces vides et les cartels indiquant l’emplacement des œuvres restituées. Cette mise en scène confronte directement deux impératifs souvent présentés comme antagonistes – la préservation de l’intégrité muséale versus l’exigence éthique de restitution – et invite le public à appréhender la complexité juridique, historique et morale des acquisitions problématiques.

Dernières publications

  • UNESCO’s Virtual Museum of Stolen Cultural Objects: a new milestone for due diligence? 

    (This is a translation of the original French version.) “The imaginary museum abolishes distances.”   — André Malraux, The Voices of Silence, Gallimard, 1951  Seventy-five years ago, Malraux already glimpsed a space in which artworks would no longer depend on their material substance — a place where art would survive beyond its own tangibility.  In September 2025, UNESCO launched its Virtual Museum of Stolen Cultural Objects. Designed as an immersive and evolving digital platform, this virtual museum provides access to three-dimensional models of more than 250 stolen or missing cultural objects. More…
  • Le musée virtuel de l’UNESCO, ou l’évolution de la due diligence à l’ère du digital 

    « Le musée imaginaire abolit les distances. »  – André Malraux, Les Voix du silence, Gallimard, 1951  Il y a 75 ans déjà, Malraux entrevoyait un espace où les œuvres ne dépendraient plus de leur matière, un lieu où l’art survivrait au-delà de sa propre tangibilité.   En septembre 2025, l’UNESCO a lancé son Virtual Museum of Stolen Cultural Objects. Pensée comme une plateforme numérique immersive et évolutive, ce musée virtuel donne accès aux modélisations tridimensionnelles de plus de 250 biens culturels volés ou disparus. Plus qu’un espace d’exposition, il se veut un outil de sensibilisation et de transmission, destiné à faire connaître la mission de l’UNESCO dans la lutte contre le trafic…